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Le Cours de l'Assurance Vie

Par Raphël Oziel

OBJECTIF

Comprendre l'assurance vie : fonctionnement, intérêt et fiscalité

L’assurance vie, produit « tout en un », n’est pas considéré comme le placement préféré des Français pour rien.

 

Produit de rendement, d'optimisation fiscale, de retraite et de transmission ce placement peut remplir plusieurs fonctions, toujours dans l’intérêt de votre épargne pour vous et ceux que vous aimez.

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Sommaire :

8 - Pourquoi privilégier les SCPI ou les SCI aussi en assurance vie ?

9 - Deux modes de gestion : gestion libre ou pilotée

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LE GUIDE

1 - Qu’est-ce que l’assurance vie ?

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DÉTAILS

L'épargne long-terme

Véritable « couteau suisse patrimonial », l’assurance vie permet de préparer sa retraite, de se constituer un capital, est un outil de transmission du patrimoine… Rares sont les placements vous permettant de réaliser autant d’objectifs sans souscrire une dizaine de produits distincts. Preuve de son succès, le placement préféré des Français représente pas moins de 1830 milliards d’euros d’encours… soit trois fois plus que le Livret A et le Livret développement durable et solidaire (LDDS) réunis ! Et la tendance ne semble pas près de s’inverser.

L’assurance vie est d’abord un produit d’épargne, de long terme… Elle vous permet de placer des fonds en percevant un rendement, et donc de faire fructifier votre patrimoine. A charge pour vous d’en choisir le montant initial et si vous souhaitez effectuer des versements périodiques. Vous êtes aussi maître de la durée de votre investissement (on parle souvent d’ « horizon de placement ») : celle-ci est généralement 8 ans minimum, mais il est possible de piocher dans son assurance vie avant. Votre épargne n’est donc pas bloquée, comme il est courant de l’entendre dire, pendant cette durée.

Mais ce produit « tout-en-un » est aussi bien sûr une enveloppe fiscale avantageuse. Fiscalement, l’assurance vie voit ses gains taxés plus faiblement après huit ans : l’assuré bénéficie d’un abattement annuel de 4.600€ s’il est seul, et de 9.200€ s’il est en couple sur les intérêts (voir le détail de la fiscalité plus bas).

 

Enfin, c'est un formidable outil de transmission par le jeu de la clause bénéficiaire il est possible de souscrire un contrat au bénéfice de quelqu’un d’autre : un époux, un enfant, un proche…

qui lors du décès du décès du souscripteur récupérera les fonds en ne payant aucun droits de succession en respectant les montants autorisés par cette enveloppe fiscale.

Le conseil de Raphaël Oziel

« Vous êtes intéressé par l’assurance vie mais vous ne connaissez pas votre horizon de placement ?

 

Ce n’est pas un problème. Vous vous dites qu’il n’est pas impossible que vous ayez besoin de liquidités avant le terme de 8 ans ? Peu importe. « Prenez date », en souscrivant dès maintenant un contrat afin de faire courir l’enjeu de l’abattement fiscal même en déposant un faible montant. Il sera toujours possible après coup de moduler les sommes que vous êtes prêt à déposer ou d’effectuer des retraits.

De plus depuis le 27 Septembre 2017, la fiscalité de l'assurance vie a diminué en cas de rachat  elle était initialement disusasive de 52,2% sur les intérêts (35% plus prélèvements sociaux de 17,2%) les 4 premières années , elle est passée depuis à la Flat tax de 30%.

L'assurance vie est à présent intéressante immédiatement".

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

2 - Comment fonctionne l’assurance vie ?

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DÉTAILS

Principes de base

Le souscripteur s’engage ou non à verser des cotisations ponctuelles pour se constituer une épargne au fil du temps. De son côté, l'assureur, en fonction des allocations choisies, fait fructifier l’argent déposé. L’objectif ? Le versement d’un capital ou d’une rente à échéance au bénéficiaire. Lequel peut ne pas être le souscripteur (enfant, conjoint, proche…).

L’assurance vie n’est pas sans rappeler le Plan d’épargne en actions (PEA), qui lui aussi dispose d’un avantage fiscal exonérant ses gains de fiscalité (au bout de 5 ans pour ce dernier). Mais contrairement au PEA, il est possible dans l’assurance vie de loger bien plus que de seules actions dans sa poche dynamique, afin de ne pas être limité pour trouver du rendement : fonds, non coté et immobilier sous toutes ses formes sont autant de manières d’aller chercher (et trouver de la performance).

Comment verse-t-on de l’argent sur son contrat ?

Le paiement des primes peut se faire de plusieurs manières. Il peut être régulier, on parle de versements « fixes ou programmés ».

 

La plupart du temps, le choix est opéré lors de la conclusion du contrat. Le paiement peut aussi se faire de manière libre. C’est-à-dire que vous abondez votre contrat en fonction de ce que vous pouvez mettre à tel moment.

Enfin vous pouvez effectuer un versement unique  lors de la souscription du contrat.

Le conseil de Raphaël Oziel

« Plusieurs centaines de contrats sont commercialisés, il peut être compliqué de choisir : rendement, frais, allocation, choix de l’assureur...

 

C’est pourquoi il est tentant de recourir à un intermédiaire qui opérera le tri pour vous : le bon contrat, les bons supports, avec les meilleures conditions ».

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

3 - Une fiscalité extrêmement attractive

3

DÉTAILS

Avantages fiscaux

L’assurance vie est assortie d’un avantage fiscal. Première chose à savoir : durant toute la période d'épargne, l'assurance-vie n'est imposée que sur les gains produits effectivement perçus. La taxation n'intervient donc, dans le cadre d’un rachat total ou partiel, que sur les plus-values générées. Et non pas sur la part du capital investi.

C’est bien connu, au-delà de 8 ans de détention, la fiscalité de l’assurance vie est allégée. Mais quelle est-elle ? Les retraits et rachats après cette date bénéficient d’un abattement fiscal sur ces plus-values de 4 600€ par an pour une personne seule ou 9 200€ pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Après abattement, les plus-values sont imposées au taux forfaitaire de 7,5%.

Les seuils

Au-delà de 150 000€, la part des plus-values dépassant l’abattement est soumise à un taux de 12,8%.

Dans les deux cas, il faut rajouter 17,2 % de prélèvements sociaux, depuis l’entrée en vigueur de la Flat Tax, ou Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) en 2018.

 

En résumé, pour les contrats souscrits il y a plus de 8 ans, les versements effectués après le 27 septembre 2017 seront taxés, lors du rachat, à 24,7% jusqu’à 150 000€ et 30% au-delà.

La fiscalité de l’assurance vie :

Avant 8 ans

Après 8 ans

Fiscalité des rachats

- Barème progressif de l’impôt

sur le revenu

+ Prélèvements sociaux

ou

- PFU (30%)​​

- Barème progressif de l’impôt

+ Prélèvements sociaux

ou

- Prélèvement forfaitaire libératoire (24,7 %) pour les gains sur la part des primes inférieure à 150 000 € ; PFU de 30 % au-delà

Abattement fiscal annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple)

Non X

Oui ✓

Exemple :

J’effectue un retrait de 10 000 euros avant 8 ans de mon contrat d’assurance vie.

10 000€

Imaginons que sur ce montant j’ai 1000 euros d’intérêts, je vais payer 30% d’impôt au titre de la Flat tax soit 300 euros d’impôts (1000*30%).

Après 8 ans, si j’effectue un retrait de 10 000 euros, toujours avec 1 000 euros d’intérêts, je suis marié, j’ai donc un abattement de 9 200 euros annuel sur les intérêts, je serais redevable uniquement des prélèvements sociaux de 17,2% soit 172 euros (1 000*17,2%).

Au-delà de l’avantage fiscal, l’assurance vie est un précieux atout pour la succession ! Que se passe-t-il en cas de décès du titulaire du contrat ? Les versements effectués avant ses 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500€ par bénéficiaire. Les capitaux transmis au-delà sont soumis à une taxation de 20 % jusqu’à 700 000€, puis de 31,25 % au-delà.

Pour les versements effectués après les 70 ans du souscripteur du contrat, un abattement de 30500 € prend le relais tout bénéficiaires confondus. Seuls les capitaux transmis au-delà intègrent l’actif successoral et sont donc soumis aux droits de succession.

A noter que dans le cadre du mariage, une précision de taille a été apportée en 2016, via la « Réponse ministérielle Ciot ». Pour les époux mariés sous le régime de la communauté, un contrat d'assurance vie qui a été souscrit par le conjoint du défunt ne doit être déclaré que pour moitié dans l'actif de succession. Il ne génère pas de droits de succession, sans limite d'âge ou de plafond de versement. De quoi renforcer encore l’aspect niche fiscale de l’assurance vie !

Le conseil de Raphaël Oziel

En clair, avant 8 ans la fiscalité sera la suivante, 30% sur les intérêts au titre de la Flat Tax, uniquement en cas de retrait. Sur le fonds en euros ce sont les prélèvements sociaux qui sont dûs chaque année.

 

Après 8 ans, vous ne serez redevable uniquement des prélèvements sociaux de 17,2% en cas de retrait grâce aux abattement de 4 600 euros annuels pour un célibataire et le double soit 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Seul les gros montants de rachats ou un rachat total seront soumis à une fiscalité supérieure en cas de plus value dépassant les seuils.

 

Grâce à la réforme qui concerne les versements en assurance vie effectués après le 27 septembre 2017, l'assurance vie n'est plus seulement un placement de très long terme mais aussi de court / moyen terme grâce à l'harmonisation de la fiscalité à 30% dit flat tax avant 8 ans.

Pour rappel, elle était auparavant de 35% en cas de retrait avant 4 ans, 15% entre 4 et 8 ans, + prélèvements sociaux de 17,2% soit 52,2% et 32,2% contre 30% tout court aujourd'hui sur cette durée.

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

4 - Quel intérêt pour la transmission ?

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En matière de successions, l’abattement de 100 000 euros parent/enfant permet de sortir cette somme du montant de la succession imposé. Voici le barème des droits pour vos héritiers.

Part taxable après abattemen
Barème d’imposition
Jusqu’à 8 072 €
5 %
De 8 073 € à 12 109 €
10 %
De 12 110 € à 15 932 €
15 %
De 15 933 € à 552 324 €
20 %
De 552 325 € à 902 838 €
30 %
De 902 309 € à 1 805 677 €
40 %
Plus de 1 805 677 €
45 %

Par exemple, un versement avant 70 ans jusqu'à 152 500 euros permet l'économie suivante pour l'enfant héritier :

8 072 * 5% = 403,6 euros
12 109 - 8 073 = 4036 * 10% = 403,6 euros
15 932 - 12 110 = 3 822 * 15% = 573,3 euros
152 500 - 15 932 = 136 568 *20% = 27 313,6 euros

Soit une économie de droits de succession jusqu'à 28 694,10 euros (403,6 + 403,6 + 573,3 + 27 313,6 euros) avant 70 ans grâce à l'assurance vie.

Le conseil de Raphaël Oziel

Grâce à votre contrat d'assurance vie, vous pouvez diminuer les droits de succession pour vos héritiers. « A vous de voir : vous faites soit un cadeau à l'Etat, soit à ceux que vous aimez, c'est vous qui choisissez ! Parce que la facture peut être vite salée. C’est dommage par manque d’information de passer à côté de ces possibilités légales et de ne pas faire économiser presque 30 000 euros de droits de succession pour votre bénéficiaire».

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- Raphaël Oziel - 

Et après 70 ans ?

Après 70 ans, on pourrait se dire que l'assurance vie perd de son intérêt puisque l'exonération est limitée à 30 500 euros tous bénéficiaires confondus.
Soit 15 250 euros si vous avez 2 enfants désignés au sein du contrat par exemple et 10 146 euros si vous avez 3 enfants (30 500 divisé par trois).

Ainsi l’économie de droit de succession représente 6 000 euros au global (30 500 multiplié par un taux de droit de succession standard de 20%).


Or, et c’est relativement peu connu, les intérêts du contrat après 70 ans sont exonérés de droit de succession. Ce qui rend l'assurance vie très intéressante pour les montants importants !


Exemple avec un épargnant de plus de 70 ans, qui dispose de 500 000 euros à laisser sur des comptes classiques ou dans l'assurance vie. En supposant un barème d'imposition de 20%, on obtient 100 000 euros de droits de successions à régler pour l’héritier. Rien que ça !


En souscrivant 500 000 euros un bon contrat d'assurance vie sur des supports immobiliers prudent qui rapportent 4% par an :


500 000 *4% = 20 000 euros d'intérêts par an. Au bout de 5 ans, j’obtiens 100 000 euros d’intérêts qui sortent de la masse successorale soit 100 000 * 20% = 20 000 euros économisés de droits de succession facilement.

Le conseil de Raphaël Oziel

« Il ne faut pas sous-estimer l'intérêt d'un contrat d'assurance vie après 70 ans. Plutôt que de laisser traîner l’argent sur des comptes d’épargne peu ou pas rentables, mieux vaut renforcer le contrat d’assurance vie après 70 ans sur des supports efficaces. Sur les gros montants on peut faire des économies équivalentes aux versements avant 70 ans en terme de droits de succession. »

"Le bon conseil est d'ouvrir un nouveau contrat d'assurance vie après 70 ans, pour séparer les versements avant et après cet âge la, pour qu'il n' y ai pas d'erreurs au moment du calcul des droits pour vos héritiers et que ce soit aussi parfaitement clair pour vous".

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

5 - Les différents contrats d’assurance vie

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DÉTAILS

Plusieurs types

Plusieurs types de contrats existent. Dans la traditionnelle assurance vie dite « monosupport », 100 % de votre capital est investi sur un support sécurisé et garanti par l’assureur : le fonds en euros.

Mais depuis quelques années, un autre type de contrat, plus dynamique, s’est développé et généralisé : l’assurance vie « multisupport » au-delà du seul fonds en euros. Vous avez la main sur la répartition de votre capital. Une partie de celui-ci peut être placée sur un fonds euros, et le reste sur divers actifs financiers, appelés unités de compte d’assurance vie (ou UC).

Quelles sont les différences ?

  • Les contrats monosupports en euros sont une stratégie défensive. Sur un fonds en euros à 100%, le capital est entièrement sécurisé, mais le rendement annuel est la plupart du temps faible. En 2021, il était de 1,30% environ. Et même si la rémunération globale des fonds en euros est attendue en hausse pour 2022, il sera compliqué de protéger son épargne avec une inflation en constante hausse.

  • Pour dynamiser son assurance vie, les contrats multisupports comprenant fonds euros mais aussi unités de compte, dont la part est en constante augmentation, sont aujourd’hui très présents. Variés, ces supports d’investissements adossés à la bourse, à l’immobilier non coté, aux Sicav ou autres valeurs mobilières, permettent de diversifier votre contrat. Mieux, de dégager du rendement pour dynamiser votre épargne. L’intérêt d’opter pour les unités de compte est renforcé dans un contexte inflationniste, mais il faut garder à l’esprit les risques !

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LE GUIDE

6 - Quels sont les risques pour vos placements ?

6

DÉTAILS

L'indicateur type

Il existe un indicateur pour mesurer le niveau de risque : le SRRI, pour « Synthetic Risk and Reward Indicator ». Cette échelle de risque commune à la plupart des placements financiers renseigne en réalité sur leur volatilité : plus on est proche de 1, plus le placement est sécuritaire, et donc en principe moins il rapporte. Et de l’autre côté, plus il se rapproche de 7, plus il est jugé risqué mais plus il est possible de réaliser des gains. Ainsi, à 1, le niveau de volatilité est inférieur 0,5%, tandis qu’à 7, il est supérieur à 25%.

Attention : la volatilité n’est pas un indicateur de la perte maximale qu’un placement peut engendrer, mais plutôt d’une forte variabilité du rendement d’un placement plus le SRRI est élevé.

SRRI
1
2
3
4
5
6
7
Exemples de produits d’épargne
Fonds en euros / Livrets d’épargne réglementés (Livret A, LDDS)
Certaines Sociétés civiles immobilières (SCI) en unités de compte
Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), fonds obligataires datés
Organismes de placement collectif immobilier (OPCI
Actions, obligations
Actions marchés émergents, capital investissement
Cryptomonnaies, devises
Volatilité
Moins de 0,5%
De 0,5% à moins de 2%
De 2% à moins de 5%
De 5% à moins de 10%
De 10% à moins de 15%
De 15% à moins de 25%
25% ou plus

Le conseil de Raphaël Oziel

« La force de l’assurance vie est qu’elle couvre la totalité du spectre : du moins risqué (fonds en euros) au plus risqué (UC actions, ETF, produits structurés, etc.). Tous les profils y trouvent leur compte : de prudent à dynamique, une bonne allocation vous permettra de trouver le parfait dosage rendement / risque . Pour ma part je préfère les supports immobiliers non investis en bourse comme certaines SCI de risque 2 sur l'échelle de 1 à 7 établie par l'autorité des marchés financiers. »

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

7 - Quelles allocations dans les unités de compte (UC) ?

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DÉTAILS

Enveloppe performante

L’assurance vie est une formidable enveloppe pour loger tout un tas de produits extrêmement performants. Quelles classes d’actifs sont privilégiées dans les unités de compte ? On l’a évoqué plus haut : il existe pléthore d’allocations possibles. Sur le volet le plus « financier », on retrouve des actions, des obligations convertibles, des sicav et des fonds communs de placement, en passant par des fonds obligataires à échéance.

Parmi les offres qui ont le vent en poupe, on peut aussi retrouver des « produits structurés », ou fonds à formule. Il s’agit de produits financiers non cotés, qui permettent de bénéficier à l’échéance d’une garantie du capital et d’un rendement déterminé, à certaines conditions. Dans l’univers du non coté, l’assurance vie permet de mettre un pied dans le capital investissement (Private Equity) pour miser sur la dette des entreprises.

Mais aussi, parmi les meilleurs relais de croissance possibles, l’immobilier dans sa version « pierre papier », l’autre placement préféré des Français, occupe une place de choix. Que ce soit à travers les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), les sociétés civiles immobilières (SCI), ou les organismes de placement collectif immobilier (OPCI).

Quelles garanties pour vos placements et pour quel rendement ?

Détails
Livret A
Livret Développement durable (LDDS)
Compte épargne logement (CEL)
Livret d’épargne populaire (LEP)
Plan épargne logement
Compte ou livret d’épargne
Fonds euros Assurance vie
Frais de souscription
0
0
0
0
0
0
0
Montant maximum
22 950 €
12 000 €
15 300 €
7 700 €
61 200 €
Pas de montant maximum
Souvent limité en % dans les contrats
Garantie en capital
Oui*
Oui*
Oui*
Oui*
Oui*
Oui*
Oui*
Rendement
2 % (3 % minimum début 2023
2 % (3% minimum début 2023)
1,25 %
4,6 %
1 % (2% début 2023
Entre 0,2 % et 1,5 %
1,3% En moyenne en 2021 (2,75% fonds euros Garance)
Frais de souscription
0
0
0
0
0
0
Dépend des contrats

*Garantie des dépôts et titres du Fonds de garantie des dépôts (FGD), à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement


**En unités de comptes dans les contrats d’assurance vie

Le conseil de Raphaël Oziel

« L’heure est incontestablement aux UC en assurance vie par rapport au fonds euros pour dégager du rendement sur le long terme. Attention, il faut garder à l’esprit que la garantie en capital, chère à l’assurance vie, n’est pas totale dans un contrat multisupport. La partie en unités de compte n’en bénéficiant pas, on perd en sécurité ce qu’on gagne en performance».

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

8 - Pourquoi privilégier les SCPI ou les SCI aussi en assurance vie ?

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DÉTAILS

Les avantages

Les avantages de loger de l’immobilier - SCPI, SCI ou OPCI - dans son assurance vie sont multiples.

Sur le plan du rendement, d’abord. Les SCPI ont affiché une distribution de 4,5% net en 2021, selon les chiffres de l’Aspim. Une performance peu ou prou identique à celle des SCI, et bien supérieure à celle des fonds en euros (1,30% en 2021). L’avantage des SCI est le niveau de risque de 2 pour certaines VS 3 pour les SCPI, avec un niveau de frais de souscription sensiblement inférieur aux SCPI généralement 7 à 8% au sein des contrats d’assurance vie contre seulement 2% pour les SCI. Les OPCI, qui peuvent être investis à 35% dans des actifs financiers, sont plus exposés à la volatilité des marchés et de la Bourse, il est préférable de limiter leur exposition même si les résultats peuvent être intéressants sur du long terme. Autre intérêt majeur d’investir dans les SCPI via l’assurance vie : la liquidité ! L’assureur est tenu de permettre à l’investisseur de pouvoir récupérer ses fonds à tout moment. C’est une disposition d’ordre public qui ne peut pas être opposée à l’épargnant.

Des petits détails qui comptent :

Preuve de la parfaite efficacité de la SCPI logée dans l’assurance vie, les revenus fonciers ne sont pas taxés car conservés dans le contrat pour être réinvestis en parts ou placés sur le fonds en euros.

 

Qui plus est, le prix des parts est souvent réduit par l’assureur, qui applique une décote de quelques % en général. A l’arrivée, le rendement affiché des parts, calculé sur le prix de la SCPI avant décote, est donc élevé avec l’assurance vie. Par ailleurs, le délai de paiement, dit « délai de jouissance » des loyers est plus rapide en assurance vie. Ce délai est souvent d’un mois suivant l’investissement, contre quelques mois pour une SCPI en direct.

Le conseil de Raphaël Oziel

« S’il faut compter avec des frais de souscription dans les SCPI historiques, de nouveaux véhicules à frais réduits (voire sans aucun frais d’entrée !) ont fait leur apparition récemment, facilitant encore leur intégration dans un contrat d’assurance vie comme la SCPI Remake Live sans frais d’entrée par exemple disponible dans le contrat d'Apicil. Sinon je recommande plutôt une belle allocation en SCI au sein des contrats d'assurance vie.»

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LE GUIDE

9 - Deux modes de gestion : gestion libre ou pilotée

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DÉTAILS

Le mode de gestion

Quel mode choisir, la gestion libre ou pilotée ? En premier lieu, sachez que si votre contrat est libellé seulement en euros (contrat monosupport, voir plus haut), vous ne pouvez être qu’en gestion dite « libre ». Ce mode de gestion par défaut vous permet de garder le contrôle sur votre placement, adossé à un seul actif : le fonds en euros, dépourvu de risque financier. Cette solution, la moins onéreuse, n’est pas forcément la meilleure si vous voulez du rendement.

Si votre contrat est un multisupport, comprenant une part plus ou moins importante d’unités de compte (SCPI, SCI, OPCI, actions, ETF…), la question se pose d’effectuer des arbitrages en fonction de l’évolution des marchés, voire de la conjoncture, et alors d’opter pour la gestion sous mandat, ou dite « pilotée ». Celle-ci vous permet de laisser à un professionnel de la gestion les commandes de vos investissements. Et ce, afin de vous éviter un maximum de stress et de vous épargner un maximum de temps.

Le conseil de Raphaël Oziel

« Bien que la gestion pilotée semble alléchante, gestion déléguée à un professionnel en contrepartie de frais de gestion un peu supérieur, par expérience je préfère la gestion libre, qui vont nous permettre de sélectionner nos supports offrant un bon couple rendement / risque, c’est l’option qui est bien souvent la plus rentable sur la durée. Après chacun fait ce qu’il veut. »

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

10 - Qu’est-ce que la clause bénéficiaire ?

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DÉTAILS

La clause « standard »

Ou dite « par défaut », option le plus souvent choisie. Celle-ci prévoit que les capitaux disponibles seront transmis au décès du souscripteur à son conjoint ou partenaire de PACS ; à défaut, ses enfants nés ou à naître, vivants ou représentés par parts égales ; ou aux autres héritiers.

La clause « personnalisée »

C’est-à-dire celle permettant de rendre bénéficiaire toute autre personne, voire association, sous réserve que les héritiers ne soient pas lésés. Il est tout à fait possible de désigner son ou ses bénéficiaires devant notaire. De quoi apporter un degré de sécurité supplémentaire.

Le conseil de Raphaël Oziel

 « Le conjoint survivant est exonéré de droits de succession, il est donc dommage de mettre le conjoint comme bénéficiaire dans un contrat d’assurance vie si vous avez des enfants qui eux seront redevables de droits de succession à hauteur de 20 à 30% de la masse successorale »


« N’oubliez pas le démembrement de la clause bénéficiaire ! Il peut être judicieux de rendre un bénéficiaire usufruitier de la clause, afin que celui-perçoive les revenus de l’assurance vie, et de prévoir que le nu-propriétaire aura la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

11 - Attention à ces idées reçues courantes en assurance vie !

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DÉTAILS

Voici quelques-uns des arguments les plus souvent avancés, à tort, au sujet de l’assurance vie.

« Mon argent est bloqué pendant 8 ans ! »

Non ! La date de 8 ans fixe bien une échéance, mais uniquement afin de pouvoir bénéficier d’une fiscalité plus favorable : les abattements sur les gains de 4600€ et 9200€ pour un couple. Les rachats, partiels ou totaux, avant échéance sont possibles. Les gains retirés avant le cap des 8 ans ne seront pas plus imposés que ceux de tout autre placement classique ne disposant pas d’un avantage fiscal. Donc votre n’argent n’est ni bloqué, ni même particulièrement désavantagé.

« L’assurance vie, ça n’est qu’un placement de long terme »

Non, pas que ! Certes, l’assurance vie est souvent conçue comme un placement idéal au long cours ou horizon retraite, mais elle peut aussi être utilisée de manière temporaire. Exemple : vous héritez d’une grosse somme d’argent et ne savez pas exactement dans quoi l’investir pour sécuriser votre argent ? L’assurance vie peut faire office de placement d’attente, non limité en montant et liquide à tout moment !

« L’assurance vie après 70 ans, c’est impossible et sans intérêt ! »

Non. Souscrire un contrat d’assurance vie après 70 ans vous donne droit à un abattement spécifique de 30 500€ (voire plus haut). Si vous possédiez déjà un contrat et souhaitez y effectuer de nouveaux versements après 70 ans, ce nouvel abattement prend le relais des 152 000€ par bénéficiaire applicable au régime classique de l’assurance vie. Et surtout les intérêts sont exonérés de droit de succession.

« L’assurance vie, c’est juste un placement pour léguer à ses enfants ».

Non, au-delà de son intérêt pour transmettre un patrimoine en étant moins taxé, ce « couteau suisse » est un produit de rendement, vous permettant de faire fructifier votre patrimoine. C’est aussi un produit de retraite, qui vous permet d’épargner au long, voire très long terme.

« Avec l’assurance vie, on peut contourner les règles de la succession ! »

Vrai, mais pas totalement. Certes, l’assurance vie permet de sortir de la succession des sommes importantes, on dit qu’elle est « hors succession ». Mais attention aux abus ! Dans certains cas, le fisc peut les réintégrer. C’est le cas lorsqu’il juge que les primes payées sont manifestement excessives, ou lorsqu’il soupçonne une donation déguisée.

« On ne peut pas changer une clause bénéficiaire »

Si. Mais uniquement si le bénéficiaire n’a pas encore accepté officiellement d’être désigné comme tel. Dans ce cas, il est possible pour le souscripteur de la modifier à tout moment. Dans le cas contraire, ce n’est pas impossible, mais l’accord du bénéficiaire initialement choisi doit être donné.

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LE GUIDE

12 - Comment ouvrir une assurance vie ?

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DÉTAILS

Plusieurs manières de souscrire

Il existe plusieurs manières de souscrire une assurance vie. Soit directement auprès d’un assureur, d’une mutuelle ou d’une banque, ou encore via un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) ou une plateforme sur Internet. Et c’est cette option qui sera bien souvent la moins chargée en frais !

Il est néanmoins difficile dans toute l’offre assurantielle, qui rassemble plusieurs centaines de contrats ouverts à la commercialisation, de choisir le bon produit auprès du bon assureur, mutuelle ou banque. Par exemple, dans les agences bancaires et chez les assureurs en direct, seules des assurances vie « maison » sont commercialisés, c’est-à-dire qu’à l’intérieur du contrat d’assurance vie de la BNP Paribas vous n’allez trouver que des fonds BNP Paribas, de la même enseigne.

 

Un conseiller en gestion de patrimoine peut dénicher les meilleurs contrats, mais à un coût bien souvent élevé. Reste Internet et les plateformes.

Le conseil de Raphaël Oziel

« Dès lors, pour gagner un temps précieux et économiser de l’argent, pourquoi ne pas passer par La Boutique des Placements ? Expert du patrimoine, aussi bien en assurance vie qu’en immobilier (SCPI, SCI…) ou en épargne retraite, nous nous efforçons de vous délivrer le meilleur conseil, le bon produit avec les meilleurs supports… à des conditions imbattables! »

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- Raphaël Oziel - 

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LE GUIDE

13 - Quel contrat choisir ?

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NOS OFFRES

Plusieurs manières de souscrire

La Boutique des Placements travaille en partenariat avec des assureurs et mutualistes de premier plan, comme Apicil, Spirica (Crédit Agricole Assurances) et Garance. L’objectif ? Vous proposer les offres les plus intéressantes et compétitives du marché conjuguant aux mieux assurance vie, épargne retraite et immobilier !

Garance est adapté aux clients les plus prudents, qui souhaitent profiter de la garantie en capital du fonds euros avec l'un des rendements les plus attractifs du marché.

Le contrat Spirica offre une offre immobilière de qualité avec la possibilité de souscrire jusqu'à 100% du contrat en SCI qui offre un excellent couple rendement / risque / frais.

Le contrat Apicil est un bon compromis aussi bien sur les SCI que sur la SCPI Remake Live sans frais d'entrée.

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Le conseil de Raphaël Oziel

« Quel contrat correspond le mieux à vos objectifs ? Quelle(s) allocation(s) souhaitez-vous en priorité ? La Boutique des Placements peut vous conseiller. Discutons-en ! »

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- Raphaël Oziel -